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Sport et ragnagna....

Pour beaucoup d’entre nous, notre identité sexuelle ne s’est jamais avérée source de questionnement…Un pénis, une paire de couilles, et vous évoluez depuis des années dans la catégorie masculine, tentant de démontrer avec un succès plus ou moins grand, que vos attributs sont conséquents….Programmé, conditionné, pour des concours de quéquettes permanents..

La testostérone produite par vos testicules, bien que contribuant au développement de la musculature et de la force, ne vous garantit cependant pas l’humiliation suprême…Se faire "enfumer" par l’autre catégorie…celle où la production de testo s’avère très faible et où les gonades s’amusent  à produire de façon cyclique deux hormones qui prédisposent plus à l’accumulation de graisse qu’à soulever de la fonte… Une société déclinante et laxiste a cru bon néanmoins, de les autoriser aux mêmes pratiques. Et voilà le résultat ! Elles excellent…. !!

Et dans cette recherche d’excellence, cet entraînement intensif, des perturbations hormonales peuvent survenir, allant même jusqu’à l’arrêt des règles…Cet arrêt des règles ou aménorrhée, est même fréquent  dans les sports tels que la gymnastique, le cyclisme, la course à pied…..

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Paula Radcliffe, recordwoman du monde sur marathon en 2003, enceinte en 2006, a souffert de problèmes osseux au cours de sa carrière

 

Quelles sont les causes de ces perturbations du cycle menstruel ? Faut-il s’en inquiéter ?

 

 

Une histoire d’hypothalamus  et de réserve énergétique

Chez la femme, une région du cerveau, dénommé l’hypothalamus, possède des neurones qui sécrètent de façon pulsatile une hormone appelée la GnrH. Celle-ci stimule une petite glande à la base du cerveau :  l’hypophyse. Et c’est cette petite glande qui agit sur l’ovaire. Celui-ci  libère alors des oestrogènes en début de cycle puis de la progestérone..

Or, les travaux du docteur Anne Loucks et coll, à l’université de l’Ohio, ont clairement démontré une baisse de la pulsatilité de la GnrH chez les femmes sportives n’ayant plus leurs règles…De cette baisse découle, une baisse des autres hormones, et notamment des œstrogènes indispensables à la prolifération de la paroi interne de l’utérus..Or ce sont les débris de cette paroi interne de l’utérus qui s’écoulent par la vulve en absence de fécondation et constituent les règles….


 

Les organes intervenant dans la régulation du cycle sexuel féminin et leurs interactions  

 

Mais alors, comment expliquer cette baisse de la sécrétion de GnrH par ces neurones du cerveau ?

 

Ces même scientifiques sont parvenus à constater un déficit énergétique fréquent chez ces femmes sportives…En d’autres terme, leurs apports alimentaires ne compensent pas leur dépenses énergétiques importantes…Evidemment leur masse de graisse s’avère alors faible..Or cette graisse produit une hormone appelée leptine, qui informe le cerveau des réserves en graisse….Et devinez quelle région ? L’hypothalamus ! Encore lui !

Plus la masse de graisse est importante, plus la quantité de leptine produite par les cellules adipeuses stockant la graisse est élevée. Plus la masse de graisse est faible, plus la quantité de leptine est faible…

Or cette leptine stimule l’hypothalamus….

Ainsi, c’est en raison d’une masse de graisse trop faible, que l’hypothalamus ne produirait plus suffisamment d’hormones pour stimuler les autres organes de l’axe intervenant dans le fonctionnement cyclique des organes génitaux….

L’entrainement ne suffit donc pas à lui seul à provoquer un arrêt des règles..Celui-ci provoque un arrêt des règles si la dépense énergétique qu’il occasionne est supérieure aux apports alimentaires….

Les statistiques démontrent que ce phénomène s’avère fréquent chez les sportives dont le poids constitue un facteur important de la performance…D’ailleurs, à haut niveau, nombreuses sont les athlètes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire…